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01/02/2001 : Bientôt la fin des failles de la carte bancaire

Oui, il n'y aura bientôt plus aucune faille dans la carte bancaire car il sera interdit d'en parler sous prétexte d'"incitation à la fraude".
Aucune faille mais toujours plus de victimes qui ne pourront élucider l'origine de la fraude sans commettre un nouveau délit, celui de détention de matériel prohibé.
Cela a été décidé par des institutionnels qui ne représentent qu'eux mêmes et ont bien pris soin d'écarter les principaux concernés : la presse, les chercheurs
Par contre rien n'est prévu pour garantir le consommateur et les banques ne subiront aucune contrainte du fait de disposition impérative, elles pourront continuer à receler la fraude tranquillement.
Rien de prévu pour s'attaquer à la cause du problème, à savoir les défaillances du système des cartes bancaires. En effet, le projet de loi ne prévoit pas d'interdire au Groupement de Cartes Bancaires de laisser trainer des failles de sécurité.
Il est juste prévu de trouver des boucs émissaires et de sacrifier quelques innocents.
Existe il, en France, le droit à la libre expression, la liberté d'étude et de recherche, le droit à la libre concurrence ?
La liberté d'expression est la liberté politique par excellence permettant de lutter contre les oppressions et la loi du plus fort.
Voici comment des libertés fondamentales sont enterrées au profit d'intérêts purement mercantiles.
Voir ce que nous préconisons.
Tout comme les responsables de sites Internet risquent 5 ans de prison lorsqu'ils se font pirater leur base de données comportant des informations nominatives (article 226-17 du code pénal), il faut créer une nouvelle incrimination pénale "punissant de 25 ans de réclusion criminelle les responsables d'émission de moyen de paiement électronique, de terminaux de paiement ou de dispositifs de signature électronique n'ayant pas pris, même par négligence, toutes les précautions utiles pour préserver la sécurité du traitement, du paiement ou de la signature".

Quoiqu'il ne soit pas exclu de faire appliquer cet article 226-17 aux banques en cas de défaillance du système

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