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10/10/2000 Fraudes aux recharges de téléphone mobiles : des chiffres explosifs

Les 3 opérateurs de téléphonie mobile ont annoncés conjointement en septembre 2000 qu'ils enregistraient 20 millions de transactions par carte bancaire de recharge de téléphone mobile sans abonnement par mois. Le montant moyen de la transaction est de 200 à 300 francs. Le taux de fraude annoncé par ces opérateurs pour la téléphonie mobile est supérieur à 10% car fait à partir du simple numéro à 16 chiffres.
Pourtant certains opérateurs mobiles affirment refuser 40% des transactions avant la demande d'autorisation bancaire pour éviter cette fraude (limitation à 2 ou 3 rechargements par mois, limitation à 1 compte de rechargement par carte bancaire), mais ils affirment ne pas utiliser la liste noire des abonnés à la téléphonie mobile.
D'après l'observatoire des mobiles, il y avait 9 600 000 abonnements téléphoniques à cartes prépayées en France en juin 2000.
Nous avons donc fait la multiplication : 4.8 milliards de francs de fraude à la recharge de téléphonie mobile (estimation basse). C'est énorme, cela mériterait une estimation plus précise mais les opérateurs de téléphonie mobiles ne veulent pas que l'on parle de la fraude dont ils sont victimes.
C'est à rapprocher à la fraude totale annoncée par le cartel des banques en 1999 n'est que de 600 millions de francs !
Si on poursuit le calcul, le montant de la cagnotte du recel de fraude sur la recharge de téléphone mobile par les banques avec un taux de commission de 0.8% se monte à 38 millions de francs !
L'organisation de la répartition du recel de la fraude entre les banques est prévue par des formules de la commission interbancaire CIP (50 centimes + 0.21% montant de la transaction + taux interbancaire de carte en opposition). Sur ces 38 millions recelés, environ le tiers revient aux banques émettrices des cartes et les 2 tiers aux banques des opérateurs mobiles. Ces bien entendu le cartel des banques qui calcule et répartit cette cagnotte. Un système bien rodé auquel vient se greffer d'autres intermédiaires qui prélèvent leur part du butin au passage : les intermédiaires monétiques avec les opérateurs mobiles et les assureurs de porteurs de cartes qui vendent des services inutiles.

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