Depuis la mi-septembre, les utilisations lucratives de Yescards se multiplient, de nombreux cas de Yescard ont nos informations
font état de cas dans toute la région parisienne, la Seine maritime, la Haute Garonne (notamment Toulouse).
Au Havre, le trafic de Yescard a donné lieu à une industrialisation depuis août 2001 et le GIE aurait porté plainte.
Ce sont notamment les automates entièrement robotisés qui en sont victimes, notamment les pompes à essence automatiques,
les distributeurs de cassettes video ou DVD en location, les automates distribuant des tickets de métro ou de train.
Un détenteur de Yescard se serait fait séquestré dans une cave afin de remettre sa carte à des criminels.
D'un autre côté, un manuel complet de fabrication de Yescard avec logiciel d'accompagnement circulent discrètement,
ce manuel s'adresse aux novices et détaille chaque étape de la fabrication de Yescard.
Pour les plus expérimentés, des fichiers sources de programmes de Yescard opérationnels ont été également diffusés publiquement sur Internet.
Par contre, la clé DES cassée, ne semble détenue que par quelques chercheurs.
Certains commerçants victimes sont totalement démunis face à ce fléau et envisagent de cesser leur activité.
Par exemple, la location d'une cassette video n'est facturée que 15 francs mais l'achat d'une cassette video avec droits locatifs
coûte 500 francs (les cassettes video vendues dans le commerce traditionnel pour un usage familial ne peuvent être mises en location).
Par exemple, en 3 semaines, un loueur de cassettes video en Région Parisienne a perdu 15 cassettes
ce qui représente un coût de 100 % des revenus du distributeur, ce qui justifie le passage en Defcon 4.
Il est totalement scandaleux que les banques n'assument pas leur responsabilité et n'indemnisent pas de telles victimes.
Les commerçants doivent prendre également à leur charge les frais de mise à jour de leur terminaux
dont l'efficacité dans la lutte contre la Yescard n'est pas établie.
On peut ainsi toujours lire dans un communiqué cynique
du Cartel des Banques, que
"Les commerçants et les porteurs sont entièrement couverts par rapport à ces agissements [le piratage de carte à puce]" et qu'il n'y a donc
aucun "risque financier"
Comme la plupart des Yescards utilisées sont blanches ou dorées, elles ne contrefont pas les logos et hologrammes présents sur les cartes bancaires, les utilisateurs occasionnels de Yescards préfèrent donc agir discrètement, notamment la nuit.
La répression policière se met en oeuvre, mais cependant, celle-ci ne semble pas toujours pertinente car au lieu de s'attaquer à ceux qui en font une exploitation lucrative, elle s'en prend à des chercheurs qui ont eu une démarche éducative et préventive afin de démontrer l'existence de failles et de pousser les banques à changer leur système obsolète.
De leur côté que font les banques ?
Rien !
Elles considèrent que le prix de la fraude est plus faible que le prix de l'amélioration de la sécurité :
normal, c'est pas elles qui payent et s'enrichissent grâce à la fraude.
Elles comptent sur la migration une nouvelle forme de puces, dites "EMV", pour pallier à cette vulnérabilité.
Cependant, ce n'est qu'à partir de juillet 2004 que le clonage de cartes B0' possible avec les yescards actuelles sera éradiqué.
Bien entendu, d'ici là les hackers se seront attaqués à la puce EMV, car contrairement à ce que prétendent les banques,
les cartes bancaires EMV d'ores et déjà sont également aisément clonables.
Conclusion, cela fait plusieurs années que nous dénonçons ce scandale des cartes bancaires, les banques n'ont strictement rien fait et s'engagent obstinément dans la politique du pire.
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