Retour page d'accueil site sur l'affaire des cartes bancaires
En effet, le cartel des banques a décidé de poursuivre pour contrefaçon les internautes qui
utilisent pour des achats en ligne des numéros de cartes bancaires de tiers.
Voilà donc une nouvelle imposture qui ne manquera pas de surprendre, si le code pénal prévoit une peine maximale
de 7 ans de prison pour contrefaçon de carte bancaire, cela ne concerne nullement les numéros de carte bancaire.
Nous suggérons plutôt à ce cartel de poursuivre leurs détracteurs pour offense au chef de l'Etat :
nul doute que cet article du code pénal s'applique puisque le cartel des banques est un Etat dans l'Etat.
Ses dirigeants ont donc tôt fait de s'introniser pape, rédigeant sa propre bible et sa loi,
prenant exemple sur le roi du cartel bananaire, qui est parvenu à mettre fin aux productions parallèles de bananes en
exécutant lui-même toute personne ne vénérant pas le trône ou remettant en cause le dogme de l'infaillibilité papale.
Les inscriptions sur les cartes bancaires sont donc sacrées, les facturettes sont élevées au rang d'oeuvre de l'esprit et les impies qui les reproduisent sur Internet méritent le bûcher !
Les banques invoquent un droit privatif absolu sur les numéros de carte bancaire.
Ont-elles breveté la "formule de la clé de Luhn" ou
l'"addition de 8" au numéro de carte antérieur comme le fait La Passoire ?
Non heureusement, ce ne sont pas des inventions brevetables.
Les banques n'ont pas non plus déposé comme marque l'ensemble des
numéros de cartes bancaires possibles car à 1300 F le dépôt d'un numéro, les banques seraient en faillite.
Les gens sont donc prévenus : toute personne trouvant une facturette (celles ci traînent partout) pourrait se voir accusé de l'avoir dérobé.
Une jurisprudence constante dénie tout droit privatif sur les numéros et les informations notamment les pronostics de tiercé,
de loto, les prévisions météo, les cours de bourse.
Ce n'est certes pas la première fois que ces farceurs lisent le code pénal comme d'autres lisent le marc de café.
C'est une imposture de plus : après avoir invoqué un droit privatif absolu sur des noms patronymiques de personnes physiques, sur
la lettre C, la lettre B, les passoires.
Elles ont aussi poursuivi Serge Humpich,
inventeur d'un simulacre de carte bancaire sous forme de carte blanche pour contrefaçon de carte de paiement, va t'on donc poursuivre
pour contrefaçon,
ceux qui payent avec des billets de Monopoly ?
Serge Humpich est également poursuivi pour introduction frauduleuse dans un système automatisé de traitement par
le cartel des banques alors que ce dernier
n'est ni le concepteur, ni le réalisateur des terminaux de paiements et n'est pas non
plus le propriétaire des automates de la RATP.
Plus grave, on peut s'étonner que le parquet prête son concours, avec l'argent du contribuable, à de tels délires
alors que c'est aux banques seules qu'incombent la faute de laisser subsister un système aussi obsolète.
Retour page d'accueil site sur l'affaire des cartes bancaires