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28/09/2001 Brard se ridiculise encore

Le député Brard est un grand naif.
Dans une interview au Nouvel Obs, il déplore l'opacité des banques, le fait qu'elles profitent de la fraude, mais selon, tout cela sera réglé à l'avenir grâce à un comité Théodule : l'observatoire de la sécurité de la carte bancaire qui fera de la veille technologique et des propositions d'améliorations techniques (Voir article 8 projet de loi)
Selon lui, cela va tout changer car les "recommandations seront publiées au Journal Officiel". Oui, les banques peuvent laisser trainer n'importe quelle faille aussi longtemps qu'elles veulent, elles ne risquent pas d'autres sanctions que de voir qu'elles lignes de textes dans un journal austère.

En effet, ce bidule n'aura aucun pouvoir, mais ce grand guignol, y croit, la presse parle du sujet depuis 2 ans, rien n'a changé mais rien que le fait que cela paraisse au Journal Officiel (lu comme chacun sait régulièrement par les millions de porteurs) serait dissuasif selon lui ("c'est l'arme absolue" dit il sans rire) !

Mais il va plus loin, il explique pourquoi, c'est dissuasif : parce que les institutionnels peuvent dire aux porteurs de carte "n'allez pas chez tel banquier".
Amusant cela, faut il rappelé à Monsieur Brard qui se prétend compétent en matière de carte bancaire, que toutes les banques françaises utilisent le même système de carte bancaire spécifié par un cartel ?
Alors il ne faut pas trop compter sur la concurrence bancaire pour exercer ses vertus régulatrices.
Autre chose, on voit mal ce qui interdit d'ores et déjà aux institutionnels de critiquer telle banque ou tel système de carte de paiement (D'ailleurs, pourquoi Monsieur Brard vante un système Cyber-comm mort et abandonné !), il n'y a nullement besoin d'une loi pour cela, sauf à faire passer en douce des mesures réellement répressives et liberticides à ceux qui critiquent le système et le prouve !

Sur le fond, ce bidule ("l'observatoire") ne servira strictement à rien, car s'il est chargé de veille technologique et de recommander des mesures techniques ... mais il ne sera composé d'aucun technicien !!!, juste de politiciens soucieux de protéger "l'image de la carte à puce et son industrie".
Bref, on se sent foudrement à l'abri avec des gens si prompt à critiquer le système mais surtout sans faire de vague ni mettre en cause les intérêts supérieurs des banques.
Des gens également sûrement très au fait des dernières techniques employées des Hackers.

A mourrir de rire tout cela.
Plus sérieusement, que cache cette démagogie ?
A faire passer des mesures répressives et liberticides visant à interdire de parler des vulnérabilités ou étudier un système des cartes bancaires.
Tel Article 9 du projet de loi sur la sécurité quotidienne :
« Est puni de sept ans d'emprisonnement et de 750 000 euros d'amende, le fait pour toute personne, de fabriquer, d'acquérir, de détenir, de céder, d'offrir ou de mettre à disposition des équipements, instruments, programmes informatiques ou toutes données conçus ou spécialement adaptés pour commettre les infractions prévues au 1° de l'article L. 163-3 et au 1° de l'article L. 163-4. " (contrefaçon de carte de paiement ou de chèques)
Bref celui qui trouve une faille ou la révèle risque 7 ans de prison.
De même celui qui détient la preuve que sa carte bancaire peut être contrefaite (par exemple dans le cas de poursuite judiciaire contre une banque car c'est une victime) risque 7 ans de prison pour exercer son droit de la défense.
Et les banques qui laisse subsister les failles comme actuellement depuis 13 ans ne risquent absolument rien !
Pourquoi donc museler la presse et les chercheurs, seuls les institutionnels (et non élus à ce poste) n'ayant aucune compétence technique aurait le droit de critiquer le système des cartes de paiement (ce qui n'a absolument aucune chance de survenir, ils ne l'ont jamais fait au contraire, ils ont sciemment menti aux français, la Banque de France disait en public "pas de problème" alors qu'elle s'alarmait en privé, voir aussi ici)
En plus, il ose dire que les banques prennent les clients pour des "non citoyens" (*), alors qu'il s'agit d'instaurer un bidule opaque incompétent techniquement et d'interdire toute critique.
Et lui, pour qui nous prend il ? Il croit qu'on se nourrit des paroles d'institutionnels comme l'évangile ?
Le double langage doit être dénoncé.

Les recours des porteurs seront restreint par cette loi, comme nous l'indiquions dans cet article
Monsieur Brard sait il que lorsque le préjudice d'une victime n'est que de quelques milliers de francs, il est illusoire de pouvoir montrer en justice les défaillances techniques d'un système car le coût de l'expertise dépasse le préjudice.

Conclusion :
Ce qui est bien avec les hommes politiques, c'est qu'ils ont le don pour sortir n'importe quelle énormité sans rire.
Telle la Fatwa des talibans à Oussama Ben Laden lui suggérant de quitter l'Afghanistan en son âme et conscience, une recommandation d'amélioration de la sécurité des cartes bancaires paraissant au journal officiel serait à coup sûr appliquée illico par les banquiers !
Il le dit : "c'est l'arme absolue"

(*)
Ce n'est pas la première fois que M. Brard nous sort le coup des bons ou mauvais citoyens pour justifier des mesures liberticides.
Soit disant pour lutter la fraude fiscale de la part de quelques hauts revenus, il a été à l'initiative de l'interconnexion de tous les fichiers fiscaux, sociaux à l'aide du numéro de sécurité sociale.
Mesure particulièrement dénoncée par la CNIL et les associations de défense des droits de l'homme
Le conseil constitutionnel y a fait une réserve d'interprétation pour que cela ne serve qu'à limiter les "erreurs d'identité"
Interconnexion fichiers fiscaux à la demande de M Brard

On peut noter aussi que dans une diatribe publiée sur son site, il se permet d'inciter à la haine et à la discrimination du fait des opinions relegieuses. Délit sanctionné d'un an de prison et de 300 000 F d'amende.
Il est en effet reproché dans ce texte, à des dirigeants de Panda Software, éditeur d'anti-virus, d'être proche de la Scientologie. Fournisseur de virus pour des ministères, leur chiffre d'affaire en France a baissé de 50 % suite à une campagne discriminatoire comme le souligne cette audition d'un dirigeant au congrès américain
Dans sa chasse aux sorcières et son intolérance, Monsieur Brard va très loin, on n'aurait pas le droit de vendre des produits car on croit en telle religion ?
Que dirait Monsieur Brard, si on refusait de lui vendre du pain car il est apparenté communiste ?
Les discriminations sont la gangrène du monde, il faut les combattre sous toutes ses formes.
(A noter que nous ne sommes nullement scientologues et d'ailleurs ne croyons à aucune religion mais nous respectons la liberté de conscience et d'opinion. Par contre, nous avons été victime de nombreuses discriminations du fait de nos opinions politiques)

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