La lessiveuse a marché à plein régime à la Société Générale, pourtant les dirigeants de cette banque prétendent n'avoir rien vu de suspects,
à ce que des sacs postaux contenant des chèques pour le compte du Trésor Public soient volés,
envoyés en Israël, le nom du destinataire du chèque mystérieusement (nom d'un citoyen bulgare par exemple à la place du trésor public)
avec le tampon d'une banque israëlienne. Ensuite,la Société Générale crédite, avec la plus parfaite naïveté, le compte d'un obscur citoyen bulgare.
Bien entendu la Société Générale empoche une commission au passage, ferme les yeux et ne trouve rien d'anormal
à cette opération pour le moins douteuse, facile à répérer car s'agissant de chèques étrangers
et la loi française ne permettant pas de changer le destinataire d'un chèque.
Bien entendu, le grand lessivage de la Société Générale a continué très longtemps après les alertes des enquêteurs,
tout au contraire, les banques prévoyant de réduire les contrôles sur de telles manipulations.
Bien plus surprenant est la complaisance et le soutien de certains hommes politiques
pour de telles opérations sous prétextes qu'elles seraient opérées par une banque.
Les mêmes politiciens remettaient en cause la présomption d'innocence il y a quelques semaines.
Le problème, à les entendre, c'est que la présomption d'innocence ne vaut que pour les notables, pas pour les jeunes des banlieues.
Pourtant, en matière de délinquance financière, tous les juges se plaignent de la loi de silence qui règne dans ce milieu comme dans celui du grand banditisme.
Encore une fois, alors que perdure une justice à 2 vitesses, l'une pour les notables et l'autre pour les pauvres.
On ne peut que
dénoncer les pressions politiques sur des affaires en cours
et son souci à entraver la manifestation de la vérité :
la loi s'applique pour tous, que cela leur plaise ou non.
Quant aux réactions des banquiers qui pleurnichent parce qu'un PDG a été" interrogé pendant quelques heures (même pas de perquisition chez lui ni d'emprisonnement), elles ne méritent que le mépris : il n'y a pas eu d'atteinte à leur liberté individuelle. Ils croiraient jouir d'une immunité-impunité car ils gagnent beaucoup d'argent ? mais on rêve !
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